[startup minute 2/6] L’avantage du bon message

Photl_aout
La communication des startups est un sujet particulièrement original. En 26 centièmes de seconde, notre moteur de recherche préféré trouve plus de 15 millions de réponses en Français sur cette thématique. Oups ! Pour ma part, je ne vous apporte aujourd’hui que 4 modestes conseils, concernant la conception des messages… mais ils résultent d’échanges directs avec des startupers que je connais « en vrai ».

 

Les miracles de la communication et du marketing –si on peut dire– font que de nombreux messages complètement creux accèdent à une forte visibilité. Pour preuve le simple fait que la chanson « Hello » d’Adèle accède au Top 50 :-/ A l’inverse, certains messages n’atteignent qu’un niveau relativement faible de notoriété par rapport à l’enjeu qu’ils représentent, pour exemple cette mise en perspective par Stephen Boucher des innovations actuelles en matière d’énergie.

Le contenu intrinsèque d’un message n’explique donc que partiellement sa visibilité finale mais bon, ce n’est pas une raison pour le bâcler !

Si la composition du message n’est pas le plus grand classique des manuels de communication, alors je m’appelle Jean-Marcel (!). Mais prenons quand-même deux minutes pour insister sur 4 points tactiquement décisifs :

1/ connaître votre cible pour savoir comment lui parler. Principale qualité pour ce faire : l’empathie, qui vous aide à vous mettre à la place de votre interlocuteur (pas si facile !) afin d’évaluer ce qu’il veut entendre, ce qu’il peut comprendre, les codes qui vont le toucher, etc. Cette rapide analyse de votre cible vous permettra de choisir entre un langage soutenu (vouvoiement, subjonctifs et liaisons façon chroniqueur de Radio Classique) ou « à la cool » (télégraphique, franglais, skateur, argot, termes hype, etc.), le discours linéaire ou systémique, le noir ou le bleu turquoise, la font Tahoma ou Courier New, le Gif rigolo ou l’estampe japonaise, l’aplat vif ou le pastel dégradé, et cetera. Dans le cas où votre projet est multi-cible, foncez et multipliez les variantes de votre message : pourquoi ne pas avoir 3 modèles de cartes de visite ou 3 pages web différentes si vous avez 3 cibles distinctes ? #oser

2/ être clair voire simpliste pour capter l’attention de l’audience (qu’il faut de toute façon considérer comme a priori saturée d’info). Vous êtes perfectionniste ou ingénieur – ou les deux à la fois : cela vous gêne alors terriblement de faire de tels raccourcis dans l’explication de votre projet. Normal ! Mais les gens ont besoin de « mettre des étiquettes » – le monde est ainsi fait – alors autant le prendre comme une donnée d’entrée. #pragmatisme  Il est largement préférable de ne traiter que 20% de votre sujet si votre interlocuteur retient ces 20%, plutôt que de traiter votre sujet à 90% en prenant le risque que votre interlocuteur n’en retienne que 10% ou même moins ! Désolé pour tous ces chiffres, mais vous me suivez…

3/ tester votre message auprès de personnes qui sont dans la cible et être à l’écoute de leurs retours (une question est parfois une forme de retour 😉 Dans ce domaine, ne jamais supposer que vous serez compris mais partir du postulat inverse et donc, dans la mesure du possible (1), formuler votre message de plusieurs manières différentes puis, dans la mesure du possible (2 !), faire reformuler votre propre message par votre interlocuteur pour valider le fait qu’il vous a compris. Dans le cas où votre projet concerne la blockchain ou le machine learning, la reformulation par votre testeur pourra être assez savoureuse [je vous conseille d’ailleurs de l’enregistrer].

4/ partir du besoin et non de la solution apportée. Trop de startupers commencent à parler du ‘comment’ avant d’expliquer le ‘pourquoi’. Alors qu’en général ce qui va intéresser le public est bien le besoin auquel va répondre le projet, le problème qu’il va résoudre, le manque qu’il va combler, le marché qu’il va bousculer ou bien sûr l’argent qu’il va rapporter (si votre interlocuteur est un investisseur). Bref le fond de l’affaire ! #storytelling  La 2e dimension prioritairement importante à présenter à vos interlocuteurs sera bien sûr sa particularité par rapport à d’autres projets à première vue comparables (la fameuse « innovation » ou différenciation que vous apportez par rapport au reste du marché). Et le 3e volet de votre discours pourra être en effet la dimension technique, éventuellement et surtout en fonction du public que vous avez en face.

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5 réflexions au sujet de « [startup minute 2/6] L’avantage du bon message »

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